Par Céleste Vanautgaerden. Céleste étudie dans le 6ème secondaire de l'école Steiner De Zonnewijzer. Dans cette école, les étudiants effectuent chaque année un stage d'une semaine, en mettant à chaque fois les pieds quelque part dans le monde. Pendant une semaine, elle a participé activement au travail d'Inspinazie, principalement au TIM. Dans ce blog, elle partage certaines de ses impressions et, en particulier, la différence frappante qu'elle a trouvée entre les groupes cibles.
Un séjour d'une semaine à la Maison Inspinazie
La semaine dernière, j'ai assisté à plusieurs reprises, au premier rang, à des représentations d'Inspinazie, et j'ai entendu des spectateurs se dire : "Qu'est-ce qu'il fait là, celui-là ? Ouah, il est vraiment jeune ? À qui appartient-elle ?" Eh bien, je suis Céleste, et j'ai rejoint ce groupe de personnes amusantes et sociables. Je regarde, j'observe et j'apprécie les spectacles. Vous êtes sans doute jaloux, car j'ai eu la chance de vivre dans la Maison Inspina cette semaine. J'ai vu ce qui se passe autour d'Inspinazie.
Stage dans une entreprise avec des idéaux
À l'école, on nous a appris à chercher un stage idéaliste. "Trouvez un endroit où ils déploient leur idéal et leur vision du monde, et voyez comment ils s'y prennent. Cette recherche n'a pas été difficile, car je connaissais un endroit où ils... avoir un bel idéal et où j'aurais pu être la bienvenue. Pendant cinq jours, je suis sortie avec la bande d'Inspinazie, j'ai parcouru le pays avec eux et je suis rentrée la tête pleine d'impressions et d'idées. Une bombe d'inspiration, cette semaine. J'ai également pu suivre toutes les facettes et tous les aspects de l'événement. Il y a eu des spectacles, des ateliers, des préparations et des conversations. Tout cela est très intéressant et très instructif.
Un public n'est pas l'autre

Ce qui m'a frappé, c'est la diversité des publics. La différence entre un groupe d'employés de banque et un groupe de gestalt-thérapeutes est énorme, même si nous sommes tous des êtres humains. Certains publics sont tellement enthousiastes qu'ils se mettent en action avant même que la mission ne soit expliquée, tandis que d'autres préfèrent en dire le moins possible et se réfugier au fond de la salle.
Heureusement, il s'agit ici d'improvisateurs*, car ils peuvent faire quelque chose à ce sujet, s'adapter. Chaque public est différent, tout comme chaque mission est différente. Même s'il s'agit du même thème, le résultat est différent, parce qu'on écoute la voix du public. Quelle situation souhaite-t-il voir jouer, qu'est-ce qui lui semble difficile et qu'il souhaite voir mis en scène ?
En tant que public, certaines scènes vous feront rire aux éclats, car Inspinazie parvient à aborder chaque sujet d'une manière à la fois légère et sérieuse, et adaptée à la personne assise en face d'eux.
Donner des joueurs et en obtenir
De plus, j'ai tout vu des deux côtés, du public, mais aussi de la loge. Qu'en ont pensé les improvisateurs eux-mêmes ? Qu'est-ce qui est important pour eux ? Parce que le public et les acteurs ont besoin l'un de l'autre. Ils apportent une scène forte, mais cela n'est possible que si le public en apporte suffisamment. Le public rit et est reconnaissant, ce qui satisfait le joueur. La boucle est alors bouclée.
L'improvisation : un mode de vie
Un stage qui m'a permis d'apprendre beaucoup de choses à de nombreux niveaux. J'en ai appris davantage sur l'improvisation. L'improvisation, c'est plus que du théâtre, c'est un mode de vie, une philosophie. J'ai appris à connaître le comportement humain, ce dont les gens ont peur, comment ils réagissent à certaines situations. Mais j'ai aussi appris que les publics diffèrent en fonction de l'environnement dans lequel ils travaillent. Qu'il s'agisse d'employés de banque, de stagiaires en soins de santé, d'agents d'entretien ou de thérapeutes, on travaille avec des gens. Et ces groupes de personnes sont différents, il est donc important que vous établissiez la bonne connexion avec chaque groupe.
Quoi qu'il en soit, j'ai vraiment apprécié ce stage, et j'espère qu'Inspinazie continuera à faire ce qu'elle fait le mieux : inspirer les gens avec la philosophie de l'improvisation d'une manière expérimentale et relaxante.
*Jusqu'à présent, nous nous appelions tour à tour improvisateurs, joueurs d'improvisation, acteurs d'improvisation,... sans trop d'enthousiasme pour l'une ou l'autre de ces appellations. Et voilà que Céleste, lors de son stage, nous a donné un nouveau mot que nous aimons bien, merci ! *improvisateurs*
